Sous le doux murmure des « équilibres », laissons nos mots s’envoler comme des bulles de savon, légères et irisées.
Imaginez l’enfant, petit funambule qui pose son pied sur un fil invisible. Chaque pas est un poème, une quête secrète de sa propre gravité. Il tangue, il rit, il explore, et dans ce balancement, il trouve son point, son centre, son premier équilibre. Ce n’est pas l’immobilité, non, c’est le mouvement même, la danse joyeuse entre le sol et le ciel.
Dans le jardin secret de l’âme enfantine, les émotions valsent. La joie éclate, la colère gronde, la tristesse voile le regard. L’équilibre émotionnel, c’est apprendre à reconnaître ces vagues, à ne pas se laisser submerger, à trouver le rivage de l’apaisement. Nos bras, nos mots, nos écoutes deviennent des ancres.
Voyez-le, concentré, les mains qui empilent, qui ajustent. Un cube, puis un autre, une tour qui s’élève vers l’impossible. L’équilibre est là, dans le frisson de la construction, dans le risque de la chute, dans la beauté fragile de ce qui tient, même un instant. C’est la patience des petites mains, la découverte que chaque pièce a sa place, que la persévérance est une force.
L’enfant vit au rythme de mille choses. Le temps des histoires, le temps des jeux, le temps du silence et celui des éclats de voix. L’équilibre est dans cette partition secrète, dans l’alternance des lumières et des ombres, des pauses et des élans. C’est la juste mesure entre être seul et être ensemble, entre donner et recevoir.
Ainsi, célébrons pour cette Semaine de la Petite Enfance, ces équilibres infinis. Ces petits miracles quotidiens qui font de chaque enfant un artiste, un explorateur, un poète de son propre monde. N’est-ce pas merveilleux de les voir grandir, pas après pas, dans cette danse si personnelle et si belle ?