Art qui Libre

Description

Une proposition d’expérimentations libres autour de l’équilibre précaire, avec l’art comme fil conducteur. À partir de reproductions d’œuvres et de matériaux du quotidien, les familles ont été invitées à créer elles-mêmes constructions, modelages et postures en équilibre — pour donner naissance à des œuvres d’art originales et éphémères (badaboum !) 


Le matériel 

  • Boîtes de lait, cartons, bouchons (collectés par les familles accueillies) 
  • Bobines de fil d’imprimante 3D 
  • Cintres 
  • Tubes PVC 
  • Palettes 
  • Cailloux, pommes de pin, bois flotté (ramassés lors de balades avec les enfants accueillis) 
  • Une balance chinée en brocante 
  • Des reproductions d’œuvres d’art (pour les postures d’équilibre et l’inspiration des structures en cailloux) 
  • De l’argile à modeler (seul achat du projet) 


L’installation 

Le jardin a été aménagé en plusieurs zones avant l’arrivée des familles :  
Une structure en palettes et pneus empilés assemblés à l’aide de planches en appui libre,  
Une balance ancienne entourée de marrons, châtaignes et rondelles de bois ont été disposés dans des paniers et coupelles,  
Un coin de matériaux de récupération (bobines, bois, pommes de pin,cagette de chutes de bois, tuyaux, etc.) en libre-service 
Des reproductions d’œuvres accrochées au grillage et disposées sur une table extérieure pour inspirer les créations. 


Le vécu 

L’après-midi a pris la forme d’un parcours d’expérimentations où chaque enfant a pu trouver sa place selon son âge et ses envies. La plus grande, une enfant portée sur la performance physique, s’est prêtée avec enthousiasme au jeu des postures inspirées d’œuvres d’art, plus la reproduction était complexe, plus elle y prenait plaisir. Elle a saisi l’appareil photo pour capturer sa maman dans la posture d’une œuvre de Niki de Saint Phalle, puis s’est tournée vers le modelage en argile pour reproduire la posture de la danseuse de Degas. 
Les plus petits empempléé dess pierres à la manière de Kokei Mikuni, dans une ambiance de concentration et de collaboration avec leurs mères, les yeux brillants à chaque réussite. D’autres ont rempli la balance de marrons et de châtaignes, ou transvasé de l’eau d’un plateau à l’autre pour l’équilibrer.  
Un moment fort a été la construction d’une tour géante avec les bobines et les cartons, rebaptisée « tour de Pise » par une enfant de 6 ans, réalisée avec l’aide de son père. La satisfaction de la voir tenir debout après plusieurs essais a rapidement laissé place à une autre joie : celle de la voir s’effondrer sous les coups d’un tuyau PVC maniés par le plus petit (2 ans), dans un joyeux chahut de cris et de « badaboum ». 

https://youtu.be/87nP3i7dwqY