Un accueil en forêt
- Lauréat : Audrey Lebrun, Assistante maternelle
- Lieu : 31780 Castelginest
Description
Une assistante maternelle réunit trente petits et grands, anciens, actuels et futurs accueillis, pour une journée surprise en pleine forêt. Chaque famille a fabriqué en amont, sans en connaître la finalité, un élément d’un gigantesque parcours de motricité qu’il faudra ensuite découvrir et explorer tous ensemble. Une édition entièrement construite en récupération, où la mission de chacun devient, le jour J, une pièce du puzzle collectif.
Le matériel
- Sangles d’une remorque (prêtées)
- Pelle, vaporisateur et bidons d’eau de pluie, pour le toboggan de boue (récupération)
- Grande soucoupe de pot de fleur, semoule et ustensiles de motricité fine, pour l’atelier transvasement (récupération)
- Boîtes d’expédition, pour le jeu de construction géant (récupération)
- Cartons, vieux rideau de fil et papier aluminium, pour le tunnel de motricité (récupération)
- Cartons, pour les empreintes d’animaux imaginaires (récupération)
- Bâtons, feuilles, cailloux et plumes ramassés sur place, pour le parcours sensoriel pieds nus et l’espace land art
- Deux planches et des balles, pour le toboggan de balles (récupération)
L’installation
Tout a été mis en place le matin même, directement dans la forêt, au fur et à mesure de l’arrivée des familles. Le conjoint et la fille de l’assistante maternelle assuraient la logistique d’installation pendant qu’elle guidait les arrivants munis d’un itinéraire jusqu’à son lieu d’exploration. Neuf ateliers jalonnaient ainsi le sous-bois : la toile d’araignée tendue avec les sangles de remorque, le toboggan de boue arrosé à la pelle et au vaporisateur, le poste de transvasement avec sa soucoupe remplie de semoule, le jeu de construction géant fait de boîtes d’expédition, le tunnel ver de terre licorne façonné dans les cartons et le rideau de fil, les empreintes d’animaux imaginaires disséminées au sol, le parcours sensoriel pieds nus et son espace land art composés à partir d’éléments naturels cueillis sur place, le toboggan de balles installé entre deux planches.
Le vécu
Le matin du jour J, les parents ont expliqué à leurs enfants qu’Audrey était cachée dans la forêt et qu’il fallait la retrouver, façon « Où est Charlie » version « Où est Tatie ». À chaque arrivée, les petits comme les plus grands (de 17 mois à 14 ans) se sont précipités pour lui montrer fièrement l’élément du parcours que leur famille avait fabriqué, avant d’aller découvrir avec curiosité les créations des autres. Tous ont testé ensemble le parcours géant, parents compris : escalade de la toile d’araignée, transvasement de semoule, franchissement du tunnel licorne, glissade sur le toboggan de boue. Un enfant s’est retrouvé très contrarié d’être couvert de boue après son passage sur le toboggan, jusqu’à ce qu’Audrey et sa sœur y passent juste après lui et ressortent tout aussi maculées, ce qui a désamorcé la situation dans les rires. Avant le pique-nique, l’adolescente de 14 ans du groupe, très nerveuse à l’idée de danser devant 29 personnes, a lancé une flashmob qu’elle avait préparée, expliquant elle-même le choix de la musique et de la chorégraphie sous les yeux fiers de l’assemblée. Après le repas, pendant que certains adultes s’accordaient une sieste sous les arbres, les enfants, eux, ont réclamé un nouveau tour de parcours, trop excités pour s’arrêter.
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